Le sens africain des funérailles

Article : Le sens africain des funérailles
28 juillet 2015

Le sens africain des funérailles

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Sidérée , je le suis et le resterai certainement bien longtemps après. Les funérailles en Afrique sont juste époustouflants.

Ici en  Afrique et particulièrement au 228, le décès d’une personne interpelle beaucoup plus les proches qu’ une maladie invalidante. La mort est perçu comme un adieu, une fin en soi et donc les funérailles comme un dernier adieu a l’être aimé. La conséquence de cette perception se traduit par des mesures surprenants qui sont pris au cours des funérailles. En effet, il s’agit de tout faire, de tout payer, d’un cercueil criblé d’or à une réception gigantesque. .. puisqu’il s’agit du dernier geste pour le défunt. .. défunt qui me semble à mon avis n’être qu’ un cadavre dépourvu de l’âme de la personne.

Il est ici très courant de voir une personne croupir dans la misère totale, le dénuement, la faim, l’incapacité à s’offrir des soins de santé de son vivant mais à sa mort voir des funérailles aux frais exorbitants.

La réponse a ce constat est a trois niveaux et de façon graduelle : soit les proches de ceux ci n’ont pas apporté un soutien au malade de son vivant, mais veulent lui faire mémoire. Ceci est pour moi répugnant et je le fustige. Je me demande quelles sont les priorités: un malade à guérir ou un mort à enterrer. Aurions nous perdu le sens de la vie?

Soit des enfants du défunt, qui étaient pauvres et n’ont réellement pas pu plus aider leur parent, vont s’endetter pour « offrir  » des  funérailles spectaculaires au défunt de sorte que de lui on garde finalement une idée d’opulence. Le revers de la médaille est dramatique: on pleure à la fois un mort et des dettes. Je trouve cela ignominieux parceque s’endetter pour un mort, que ce soit ton père, ta mère, ton epoux(se) ou enfant est désuète de tout sens. La vie et seule la vie, doit être célébrée.

Soit encore, une famille pesante qui se met à dicter aux ayants droit de l’individu, la façon d’effectuer les funérailles. La communauté ayant un poids impirtant en Afrique, ce cas est le plus délicat et le plus difficile à gérer. A mon avis, il faut beaucoup de sagesse pour gérer cela. Il ne faut surtout pas riposter de façon belligerante mais prétendre n’avoir pas les moyens financiers qu’il faut.

Le non africain sera étonné devant ce billet, se demandera où va tout cet argent: il sert essentiellement à payer des boissons et repas aux visiteurs venus présenter leurs condoléances et à la restauration durant les funérailles dont la durée varie de trois jours au minimum à un an en moyenne, sans oublier les parures du cadavres et d’autres frais accessoires et incroyables comme louer les services de pleureuses spéciales dont la mission est de pleurer durant les funérailles. Les frais vont de deux millions à dix millions pratiquement.

Je suis effarée et meurtrie de ce que je vois ici en funérailles. La vie et seule la vie mérite d’être célébrée. Au lieu d’investir dans de pareilles choses, pensez à vos jeunes frères et soeurs qui omt besoin d’un coup de pouce financier  pour avancer. Le mort ne reviendra pas et il ne gardera de vous que les souvenirs partagés au cours de sa vie. Au boulevard des allongés, l’après vie ne compte pas!

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Commentaires

LEKERIBA
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La mort en Afrique fait polémique.Un personne qui meurt en Afrique se refère à quelqu'un soit disant un sorcier qui l'a tuè.La mort en Afrique est caracterisée par finérailles suivie de la musique.