La satire, nouvelle arme politique

Il y’a quelques temps, le président Faure Gnassingbé tenait ses propos «  aujourd’hui ceux qui intoxiquent et mentent ont trouvé un allié dans la technologie.. ». En ce moment, mon jeune esprit n’avait pas totalement cerné le poids de la chose. Ce ne fut qu’au départ forcé de Robert Gabriel Mugabe que j’ai compris. Aujourd’hui en Afrique, la satire est l’arme de guerre des citoyens « épuisés » contre leurs dirigeants.

Ce billet sera bref. Il pose juste un constat. La satire, pour faire simple est l’art de se moquer ou d’adresser de vives critiques à une personne.

Et puis quoi?

Robert Gabriel Mugabe, Yaya Jammeh, Yayi Boni, pour ne citer que cela ont été confrontés à de vives railleries au crépuscule de leur présidence. Ces propos démystifient l’individu, le dévalorise et met à nu ses incapacités. Cela amène la population à le désavouer et à le rejeter. Il s’agit d’une véritable guerre psychologique, favorisé par les réseaux sociaux et les hashtags, au terme duquel l’individu perd tout respect.

Aujourd’hui, Faure Gnassingbé est contraint de négocier, après avoir signé nombre d’accords politiques sans les exécuter et il sait que la pression vient aussi de cette satire de sa personne sur les réseaux sociaux. Chacun de ses gestes est aujourd’hui passé au peigne fin et tourné en ridicule. Comme quoi, il ne faut pas négliger le pouvoir des mots et celui de la satire en particulier.

Une nouvelle Afrique se lève aujourd’hui : Facebook et whatsapp sont plus forts que nos dirigeants.

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