Revoir Cotonou et désespérer

Amitiés et événements: Tels sont les mots qui m’ont conduit à Cotonou puis a Porto-Novo aujourd’hui.Événement heureux où l’amie se doit d’epauler l’ami…Quelle joie pensais je! revoir aujourd’hui Cotonou, à l’aube d’un événement si grand: les élections présidentielles.

Cotonou était malheureusement la ville triste qu’elle est depuis que Yayi Boni la tient: Petites routes, sans ombrages, sans arbres, routes couvertes de sables… Bien que Monsieur le Président sortant y ait mis un échangeur, les nouvelles routes rendaient Cotonou plus laide à mes yeux qu’elle ne l’était en 2009,

Cette fameuse campagne électorale avait laissé bien de traces; De Hillacondji (frontière Togo – Benin) à Sèmé (frontière Benin – Nigeria), les affiches de candidats etaient nombreux et jonchaient les rues.Les portes, les murs, les paneaux publicitaires, rien n’echappait… la plupart déchirés, me dit on parceque la campagne était finie. Mais on s’imaginait aisément les messages… Zinsou, Talon, Ajavon et autres candidats méconnus avaient les leurs… Pourtant il me semble que ceux de Zinsou étaient les plus déchirés…

Rien de plus beau que débattre politique aujourd’hui à Cotonou. Absolument rien. Ce frisson qui vous parcourt; quand vous prenez pleinement conscience du fait que vous participez à l’histoire, que vous écrivez l’histoire, que bientôt UN AUTRE sera président du Bénin. Quelle émotion pour quelqu’un qui désire du neuf!!!

Pourtant déception sur déception, tous mes interlocuteurs s affichaient pro-Talon. Zinsou était celui qu’il fallait éliminer! Zinsou n’avait que des défauts et Talon des qualités!

De quel droit ont ils oublié que Talon était aussi français? Qu il a travaillé avec et instauré Yayi Boni? Comment peut il incarner la rupture juste pour avoir eu une mésentente avec le president sortant?

Crédit photo : Le monde Afrique
Crédit photo : Le monde Afrique

J’ai revu Cotonou et j’ai désespéré

Désespérer de l’aspect triste et sale de cette ville

Désespérer de voir que beaucoup semble n’ont rien compris et que le temps d’expliquer est passé et qu’il faut maintenant choisir…

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